Parler du budget d’une commune, ce n’est pas seulement parler de colonnes comptables.
C’est parler de notre quotidien, de nos choix collectifs et de notre capacité à préparer l’avenir sans fragiliser demain.
Oui, la commune dégage une épargne brute moyenne de 726 602 € par an sur les six dernières années.
Mais cette épargne ne dit pas tout.
Car avant de financer de nouveaux projets, il faut d’abord rembourser les emprunts.
Et ce poids devient important :
256 715 €/an en 2025
278 702 €/an en 2026
Autrement dit, une part croissante de l’épargne de la commune est absorbée par la dette.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en six ans, la dette communale est passée de 1 646 213 € à 3 417 997 € soit une hausse de 107,62 %.
Et cela se voit aussi à l’échelle de chaque habitant : la dette par habitant est passée de 348 € à 722 €. Elle a donc plus que doublé.
Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas investir.
Une commune doit préparer l’avenir. Mais elle doit le faire avec équilibre, prudence et responsabilité.
Le vrai sujet, ce n’est pas d’être pour ou contre l’investissement.
Le vrai sujet, c’est de savoir comment on investit, à quel rythme, et avec quelles conséquences pour les finances communales.
Avec notre méthode, chaque projet serait regardé avec sérieux :
utile ou non, soutenable ou non, prioritaire ou non.
Nous voulons préserver la capacité d’investissement de la commune sans laisser exploser la dette.
Parce qu’une gestion saine, ce n’est pas renoncer à l’avenir.
C’est au contraire la condition pour continuer à agir demain.
