Aunay-sur-Odon, c’est d’abord un bourg né au bord de l’Odon, sur un site occupé depuis l’époque gallo-romaine, à la croisée des anciennes routes entre Vieux et Avranches, Bayeux et Condé-sur-Noireau.
Au Moyen Âge, on parle du castellum Alnei. Un château fort est construit au XIᵉ siècle au lieu-dit du Petit Pied du Bois, et domine toute la vallée. Il sera finalement rasé à la fin de la guerre de Cent Ans sur ordre de Bertrand du Guesclin.
En 1131, une abbaye est fondée au sud-ouest du bourg. Elle devient cistercienne et connaît plusieurs siècles de prospérité avant d’être fermée à la Révolution. Plus tard, ses bâtiments servent de filature de coton, puis de fromagerie : ici, les pierres ont changé d’usage, mais pas de lieu.
Pendant des siècles, Aunay reste un village commerçant et agricole, avec son marché hebdomadaire, ses halles, ses fêtes, sa foire au poulain.
En juin 1944, tout bascule. Parce qu’Aunay est un carrefour stratégique, la ville est bombardée à quatre reprises. 165 habitants sont tués, 97 % de la ville sont détruits.
Dès l’automne 1944, le maire Louis Lacaine et ses adjoints montent à Paris pour obtenir les moyens de reconstruire. On installe une cité provisoire en baraquements pour loger les familles, on déblaye, puis on dessine une ville nouvelle. La première pierre est posée le 23 novembre 1947.
En seulement trois ans, Aunay renaît. En décembre 1950, l’hôtel de ville est inauguré. Aunay-sur-Odon devient alors officiellement la première ville reconstruite de France, un symbole de la Reconstruction d’après-guerre.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2017, Aunay-sur-Odon est commune déléguée et chef-lieu de la commune nouvelle des Monts d’Aunay.
Comme cette ville a su se reconstruire, Les Monts Citoyens veut bâtir la suite avec vous : écouter, expliquer, rendre des comptes.
Crédits photo / sources :
– Normandie Tourisme (CRT Normandie)
– Office de Tourisme du Pays de Vire
– Wikimedia Commons
– Gallica — Bibliothèque nationale de France (BnF)
– Géoportail — IGN
– Archives du Calvados (AD14)
– Insee








