Campandré-Valcongrain est née de la rencontre de deux villages, au bord de la Suisse normande, au sud du Pré-Bocage, entre bocage, vallons et forêts.
Campandré est attesté dès le XIIe siècle (Campoandre, Campus Andree) : du normand camp (“champ”) + André, le “champ d’André”. Valcongrain apparaît dès 1089 (Colgrino) : val (“petit vallon”) + un nom d’origine scandinave, Colgrim/Kolgrímr, souvenir des implantations nordiques en Normandie.
Pendant des siècles, ce sont deux paroisses rurales : on vit surtout de l’agriculture, sur des pentes boisées et des terres de bocage.
En 1835, elles fusionnent. Au XIXe siècle, près de 370 habitants, avec un pic de368 en 1841, avant la lente érosion démographique.
Une nouvelle église Saint-Pierre devient le lieu de rassemblement commun.
Le territoire garde des traces plus anciennes : motte féodale sur le versant du mont d’Ancre, et site fortifié de l’âge du Fer (pris un temps pour un camp romain par Arcisse de Caumont).
Au XXe siècle, le château de Campandré (pavillon de chasse du XVIIe, arbres remarquables) subit un incendie en avril 1938, puis est reconstruit. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est occupé par l’armée allemande.
Aujourd’hui, un peu plus d’une centaine d’habitants sur 657 hectares. La forêt Valcongrain, devenue domaniale qu’en 1985, constituée essentiellement de chênes, de hêtres et de pins , offre des sentiers le long du Vingt-Bec, des points de vue sur le mont d’Ancre, et une stèle rappelant la chute d’un avion en 1944.
Depuis le 1er janvier 2017, Campandré-Valcongrain est commune déléguée des Monts d’Aunay.
Aux Monts Citoyens, on veut faire vivre la mémoire de nos communes : Campandré-Valcongrain, entre forêt et histoire.
Crédits photo / sources :
– Normandie Tourisme (CRT Normandie)
– Office de Tourisme du Pays de Vire
– Wikimedia Commons
– Gallica — Bibliothèque nationale de France (BnF)
– Géoportail — IGN
– Insee
– villesducalvados





