Danvou-la-Ferrière, ce n’est pas une seule histoire, mais deux villages réunis entre bocage, collines et rivière Druance, aux portes de la Suisse normande.
D’un côté, Danvou : Dampvou / Donnum Votum… un village placé sous la protection d’un saint, même si l’église actuelle est dédiée à saint Vigor.
De l’autre, La Ferrière-Duval : Ferreria vallis, une vallée où l’on travaille le fer. Dès le Moyen Âge, une forge y transforme le minerai extrait dans les collines voisines. En 1680, le comte Henry de Matignon obtient des lettres patentes pour installer une grande forge sur la Druance. L’activité cesse sous le Premier Empire, puis les bâtiments deviennent moulin à huile puis moulin à grain.
À la fin de l’Ancien Régime, ce sont deux paroisses rurales du diocèse de Bayeux, avec leurs églises Saint-Vigor et Saint-Sauveur. Danvou est même un temps chef-lieu de canton à la Révolution.
En 1972, Danvou (137 habitants) fusionne avec La Ferrière-Duval (49 habitants) : Danvou-la-Ferrière. Le 1er janvier 2017, Danvou-la-Ferrière fusionne à son tour pour former Les Monts d’Aunay.
Aujourd’hui : un peu plus de 150 Danvousiens, deux églises, les châteaux de La Ferrière et du Hamel, ses bois et la ferme de Linoudel.
Le château de La Ferrière-du-Val est lié au maréchal Grouchy ; le château du Hamel, aussi appelé “château du Perron” sur d’anciennes cartes postales, complète ce patrimoine.
On comprend mieux les enjeux quand on comprend et partage l’histoire du territoire et c’est notre volonté aux Monts Citoyens.
Crédits photo / sources :
– Normandie Tourisme (CRT Normandie)
– Office de Tourisme du Pays de Vire
– Wikimedia Commons
– Gallica — Bibliothèque nationale de France (BnF)
– Géoportail — IGN
– Archives du Calvados (AD14)
– Insee







